Partie 2: "Ma sclérose en plaques"
Poussée SEP : Mai 2008
Le 14 mai 2008, un problème oculaire me perturbe. Je perçois un éblouissement et une gêne « ébloui comme un ciel blanc ; je regarde un objet qui se trouve être entourée d’une forte luminosité… » Aussitôt, je m’adresse au secrétariat d’ophtalmologie pour un rendez-vous en leur expliquant ma situation médicale (après insistance), j’obtiens enfin un rendez-vous le jeudi 21 mai 2008 pour un contrôle de la vue (évidemment je ne vois rien sur son écran blanc) et un fond d’œil (toujours le même souci d’une légère hémorragie isolée de l’œil droit). Le spécialiste souhaite me revoir le lendemain matin pour un champ visuel. Il ne me cache pas que mon problème est lié à ma sclérose en plaques.
La première : nous sommes vendredi et Corentin rentre de son voyage scolaire ce même soir ! Des hospitalisations prévisibles sont généralement précisées aux enfants avant mon départ et dans le cas contraire, comme c’est arrivé, mes parents sont présents…dans l’attente d’être rassurée par ma personne. Après ses quelques journées d’absences, je veux être là pour l’accueillir.
La troisième : pourquoi m’envoyer en urgence ce vendredi 22 alors que j’ai eu « un mal de chien » à obtenir un rendez-vous avec le spécialiste. Dans ma conception, je ne suis plus à trois jours près !
Je remercie mon médecin traitant qui fait le nécessaire auprès de ma neurologue et lui explique mes raisons. Elle m’appelle de nombreuses fois et me propose de faire mes perfusions à domicile, chose possible par l’intermédiaire d’une société « Homeperf ». J’accepte évidemment puisque cela m’a permis d’être à la maison auprès des miens. Evidemment, il leur faut les coordonnées de mon médecin traitant, mon pharmacien, mon infirmière… et lui promettre que je suis accompagnée pendant mes perfusions. Mon mari travaille et ma filleule Mélanie (qui termine sa licence) est donc venue faire la garde malade auprès de sa marraine ! Les perfusions ont lieu du mercredi 28 mai au vendredi 30 mai 2008.
Inutile de préciser que moralement, je suis très touchée. Je suis fragilisée par mes deux poussées successives que je n’accepte pas ! Pour ma famille, je me dois être forte mais j’avoue avoir beaucoup de mal à l’admettre. Je craque ! Si papa ne me montre pas sa peine, je la devine. J’essaie en sa présence de me montrer forte mais il n’est pas dupe comme je peux l’être moi aussi vis à vis de lui.
Ma neurologue m’adresse à son collègue de l’hôpital Nord d’Amiens (le 20/06/2008) pour le changement de mon traitement de fond SEP. Celui que je rencontre quand je suis hospitalisée. Au delà des effets secondaires avec l’avonex, elle justifie qu’à la vue des deux poussées rapprochées de 2008 que je puisse bénéficier du nouveau traitement le « Tysabri » (autorisation européenne de mise sur le marché le 27/06/2006 ; composition de natalizumab : anticorps monoclonal anti-4 intégrine humanisé le seul agent immunosupresseur sélectif indiqué dans la SEP). Ce dernier n’est pas d’accord, je ne rentre pas dans ses critères, dans le protocole hospitalier, je ne suis pas assez « atteinte » (je ris parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer !) et ma progression de la maladie est lente. Avec ça, il faut que je perçoive le bon côté de la chose ! (j’ai pourtant des séquelles en fonction des poussées avec un traitement adapté supplémentaire). Je ne me plains pas, j’ai cette chance d’être chaleureusement bien entourée et d’être debout sur mes deux jambes !
Il m’indique tout de même que mon problème oculaire bilatéral (N.O.R.B.) le dérange. Il me convoque le lundi matin 23/06/2008 pour une prise de sang (dosage d’anticorps…) qu‘il adresse dans un laboratoire spécialisé de Lyon (résultats sous 5 semaines). Il me précise : « c’est une vérification pour une confirmation de la SEP ou une maladie proche, mais ne vous inquiétez pas, il existe un traitement ! »
SEP : troisième traitement de fond « Copaxone »
Le 8 juillet 2008, j’ai rendez-vous chez ma neurologue à Amiens. Celle-ci décide alors de me changer mon traitement de fond pour la sclérose en plaques. Elle comprend à moitié la décision de son collègue – Neurologue de l’hôpital pour le refus de la perfusion mensuelle de « Tysabri » (elle me fournit quelques explications).
Un rendez-vous que j'attends patiemment est celui avec mon gynécologue. Je ne supporte plus ses légères pertes sanguinolentes, très irrégulières dont j’ai compris la véritable raison. Il me reçoit le 16 juillet 2008 et me convoque le mercredi 30 juillet pour une électrocoagulation du col utérin. Ce problème dont il a connaissance et qui ne date pas d’hier est résolu. Je suis enfin tranquille de ce côté là !
Si pour certains les rendez-vous médicaux les agacent, pour ma part, c’est mon lot toute l’année. Avec certains spécialistes et mon généraliste, je me sens rassurée et comprise. J’aime cette relation même si je ne représente qu’une patiente ayant une lourde pathologie.
Rendez-vous avec ma neurologue
Le 21 novembre 2008, j’ai rendez-vous avec ma neurologue qui ne change rien à mon traitement et me conseille de poursuivre le temps qu’il faudra, les posologies médicamenteuses de mon médecin traitant (sous antidépresseurs entre autres depuis le décès de mon père).
Malaise lié au traitement « copaxone »
Le lundi soir suivant, le 15 décembre 2008, je fais un malaise comme jamais ! Il est 19h30, je me fais donc mon injection de « copaxone » et aussitôt réalisée, je me rends dans la salle de bain surveiller mon fils Baptiste au brossage des dents puis je file, dans la chambre de mon fils aîné pour lui ordonner de mettre un certain pantalon (autre que du jean’s), énergique comme je suis !
J’appréhende alors mes prochaines injections ! Je cesse ce traitement « copaxone » le 2 février 2009.
9/10 sur 1 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
1. Alain Garot Le 06/03/2009 à 15:21
2. ROY Aline Le 10/03/2009 à 11:22
3. VAN OVERSCHELDE Le 05/04/2009 à 21:06
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Blog Personnel
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web